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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/30

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L’homme se leva docilement, accompagna le vieux prêtre au fond de l’estrade, et descendit les marches qui entouraient celle-ci de tous les côtés. Deux agents de police, vêtus d’un uniforme inaccoutumé, s’écartèrent du passage avec un salut respectueux. Les deux prêtres suivirent un petit sentier aboutissant à une poterne. Là, pareillement, une foule énorme se pressait : mais des barrières la retenaient sur les deux côtés du chemin, et l’homme qui ne se rappelait rien eut alors l’occasion de constater, pour la première fois, que tout le monde à présent était vêtu d’une manière absolument nouvelle pour lui. Enfin les deux prêtres arrivèrent à une voiture automobile d’une forme inconnue, qui les attendait sur une large voie, et dont la porte leur fut ouverte par un serviteur tête nue, accoutré d’une livrée pourpre la plus étrange du monde.

— Après vous, monsignor ! dit le vieux prêtre. L’autre passa devant lui, et s’installa dans la voiture. Le vieux parut hésiter un moment : puis, toujours debout sur la chaussée, il se pencha à l’intérieur de la voiture.

— Vous savez, monsignor, que vous avez un rendez-vous important au Doyenné ? Vous sentez-vous en état ?…

— Non, je ne peux pas,… je ne peux pas ! balbutia l’homme.

— En ce cas, il faut au moins que nous passions par là ! Je vais entrer, si vous le voulez bien, et