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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/298

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sisteraient-elles pas à ce grand spectacle ? L’Église a en soi un pouvoir infini.

De plus en plus étonné, le vicaire se pencha vers le moribond.

— Mon cher père…, commença-t-il affectueusement.

Le vieux prêtre eut un sourire ravi.

— Il y a bien longtemps que personne ne m’a plus désigné ainsi ! dit-il… Et vous, mon cher père, comment vous appelez-vous ?

— Jervis…, le P. Jervis. Je suis vicaire à la cathédrale.

Les yeux du malade s’ouvrirent soudain et se fixèrent sur le jeune prêtre, avec une curiosité mêlée d’étonnement.

— Hein ?

— Le P. Jervis, répéta le jeune prêtre.

— Au fait, peut-être avais-je déjà entendu’?… Dites-moi, mon cher père, savez-vous s’il est possible que quelqu’un ait prononcé votre nom devant moi, avant que j’eusse perdu conscience ?

— Oui, mon père, cela est même probable ! Car c’est moi qui suis d’ordinaire le confesseur de l’hôpital.

— N’importe ! n’importe ! murmura le mourant. Qu’est-ce que cela fait ?… Mais dites-moi, mon le médecin ou la sœur vous ont-ils appris combien il me restait encore de temps à vivre ?

Le jeune prêtre se pencha de nouveau vers son