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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/295

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Ces paroles achevèrent de la tirer de son sommeil ; et grande fut sa stupeur en découvrant que les yeux du malade se tenaient fixés sur elle, ouverts désormais et illuminés de pleine conscience.

— Un prêtre ! disaient très nettement les lèvres sans couleur. Vite, que l’on aille me chercher un prêtre !

II

— Eh ! bien, mon père, disait le moribond une heure plus tard, est-ce là tout ? M’avez-vous bien tout demandé ?

— Oui, mon cher père, et il ne nous reste plus qu’à remercier Dieu.

— En ce cas, asseyez-vous encore quelques instants près de moi ! J’ai à vous entretenir d’un autre sujet.

Le jeune prêtre que l’on avait appelé en grande hâte, une heure auparavant, de la cathédrale où il était en train de célébrer sa messe achevait maintenant de renfermer, dans l’étui de cuir, les flacons d’huiles saintes ayant servi à l’extrême-onction du mourant. Il avait tout d’abord écouté la longue confession de celui-ci, était revenu à la cathédrale pour y prendre le viatique et les huiles ; mais, dorénavant, son œuvre était finie ; le vieux prêtre, grâce à lui, se trouvait réconcilié et en paix avec Dieu. Pourtant, l’honnête petit vicaire restait toujours encore quelque peu ému. C’était la première fois