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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/292

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ÉPILOGUE

I

D’un pas vif et silencieux, le jeune médecin costumé de blanc pénétra dans la petite chambre qui s’ouvrait sur le IVe corridor de l’hôpital de Westminster. Neuf heures du matin venaient de sonner à l’horloge du fronton, et déjà la sœur garde-malade était debout sur le seuil, attendant la visite quotidienne.

— Bonjour, ma sœur ! dit le médecin. Notre malade est toujours dans le même état ?

— Le bruit des cloches, ce matin, a semblé l’agiter un peu, répondit la sœur. Mais il n’a toujours pas rouvert les yeux, ni prononcé une seule parole. Ensemble, le médecin et la sœur vinrent regarder le malade privé de conscience. Il gisait immobile, les yeux doucement clos, le étrangement pâli et décoloré, avec d’innombrables sillons accentuant tous ses traits. La couverture rouge qui lui remontait jusqu’au-dessus des épaules, aidait encore à mettre en relief cette pâleur de moribond.

— Voilà vraiment un cas curieux ! dit le médecin.