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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/284

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redressèrent brusquement, et puis se rassirent de la même façon. Seul, le président n’avait pas remué Et bientôt un grand silence se fit dans la salle.

II

— Eh ! bien, mes enfants, dit le pape, en français, je vois avec plaisir que je suis encore arrivé à temps !

Il promena autour de soi un regard souriant et familier. Nulle trace de crainte, ni même d’embarras, sur le visage de cet homme qui, naguère, avait frappé monsignor par la médiocrité de sa simple figure, mais qui n’en constituait pas moins, à ce moment, la plus haute puissance du monde civilisé. Il se trouvait seul en face de ces adversaires qui lui avaient tué tous ses messagers, n’ayant amené avec soi qu’un serviteur, qui, du reste, avait dû le quitter au sortir de l’aérien. Et il souriait tranquillement, promenant son regard paternel sur les visages effarés des membres du Comité.

— Oui, cette fois, j’ai pris le parti de me déléguer moi-même. — reprit-il après un court silence, en rajustant un pli de sa robe. — Le Roi a dit : Ils respecteront Mon Fils. Et ainsi je suis venu, étant ici-bas le représentant de ce Fils. Et d’abord, mes enfants, pourquoi avez-vous tué mes deux messagers ?


Sa question n’obtint pas de réponse. De l’endroit où se tenait monsignor, il pouvait entendre