Ouvrir le menu principal

Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/274

Cette page n’a pas encore été corrigée


besoin d’aller au delà. Et l’expérience a démontré que j’avais eu raison… Dites, monsignor, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi ? Au prix d’un violent effort intérieur, le prêtre réussit à demeurer silencieux.

— Eh ! bien, le fait est que nous allons vous renvoyer à Rome, après minuit. C’est vous qui y porterez témoignagne d’une dernière scène du prologue de la tragédie, — je veux dire la mise à mort de tous nos otages.

Il s’arrêta de nouveau, guettant une réponse. Mais enfin, d’un air impatienté, il se releva et dit sèchement au prêtre :

— Suivez-moi, s’il vous plaît, monsignor ! J’ai ordre de vous amener devant le Comité.

III

Sous l’escorte de James Hardy et d’un groupe d’agents de police, le prêtre pénétra dans une vaste salle, ayant un peu la forme d’une salle de concert ; et bientôt il trouva tout le temps d’en observer les détails, du coin reculé de l’estrade où son guide l’avait laissé, toujours sous la garde des agents de police.

Cette estrade occupait l’une des extrémités de la salle, et était garnie d’un long demi-cercle de sièges et de bancs, sur lesquels se tenaient assises une trentaine de personnes, toutes vêtues de noir. Au centre du demi-cercle, le siège et la table du pré-