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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/262

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signor observa que l’appareil longeait le mur d’un grand bâtiment de briques sombres. Puis ce fut l’arrêt, et les portes ouvertes.

Un groupe d’hommes se tenaient là, avec une lueur d’attente cruelle sur leurs durs visages. Tous ces hommes portaient des uniformes, mais d’espèces diverses. L’un d’eux s’était placé un peu en avant des autres, et tenait un papier à la main.

— Le cardinal Bellairs ? demanda-t-il. Et monsignor Masterman ?

Le cardinal s’inclina.

— Nous avons appris votre départ de Rome, hier soir. On m’a dit aussi que vous étiez chargés d’un message de la part des puissances ?

— De la part du Saint-Père, que les puissances européennes ont désigné pour les représenter !

— Cela revient au même ! dit brusquement l’homme. Le Conseil vous attend. Ayez la bonté de me suivre !

À ce moment, l’un des officiers qui avaient accompagné les voyageurs s’avança vers eux.

— Le vieil homme, dit-il en désignant le cardinal, m’a déclaré tout à l’heure que cet autre individu n’était pas un envoyé officiel !

— Est-ce vrai ? demanda le fonctionnaire qui avait accueilli les voyageurs au bas de leur descente.

— Parfaitement !

— En ce cas, je n’ai ordre que de faire entrer l’envoyé des puissances. M. Masterman aura