Ouvrir le menu principal

Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/26

Cette page n’a pas encore été corrigée


— Qu’y a-t-il, monsignor ? murmura-t-il respectueusement.

— Je me sens malade… mon père ! balbutia-t-il. Le vieux prêtre le regarda avec surprise, quelques instants.

— Croyez-vous qu’il vous soit possible de prendre patience encore une minute ? Le sermon va sûrement finir tout de suite.

Alors l’autre homme se ressaisit. Il comprit que, de toute nécessité, il était tenu de ne pas attirer sur soi l’attention de l’assistance.

— Oui, mon père, je puis attendre, si vous croyez que ce sera bientôt fini. Mais ensuite, il faudra que vous me rameniez chez moi !

Le prêtre continuait à le regarder avec une sollicitude inquiète.

— Je vous en prie, mon père, retournez à votre place ! Il n’y a rien de grave ! Revenez seulement me prendre, quand ce sera fini ! Le prêtre s’en alla, mais non sans s’arrêter plusieurs fois pour le regarder, avec la même expression d’inquiétude affectueuse.

Alors l’homme qui ne se connaissait pas soi-même fit un nouvel effort pour essayer de se rappeler-La chose était par trop absurde ! Il se dit qu’il allait commencer par reconstituer le lieu où il était. Puisque, sans aucun doute, il pouvait se rendre compte de sa propre qualité de prélat et des costumes de ces prêtres, c’est donc que sa mémoire