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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/244

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avec… avec le recteur du collège anglais de Rome, par exemple. N’est-ce pas, Éminence, qu’il faut que ce soit ainsi ?

Le cardinal italien hésitait.

— Le prince Otteone est parti seul… commença-t-il.

— Oui, et sa mort n’a pas eu de témoin ! C’est précisément ce qui ne doit plus arriver.

La réponse à ces paroles était trop évidente : mais personne n’osa l’exprimer. Le vieux cardinal Bellairs se releva, à l’aide de sa canne.

— Ce que vous me proposez est bien bon à vous, mon enfant, dit-il doucement, et je comprends les motifs qui vous portent à me faire cette offre. Mais je vous assure que cela n’est point possible. Et maintenant, voudriez-vous rester un moment ici, avec Son Éminence le cardinal secrétaire, pendant que j’irai prendre congé du Saint-Père ? Le prêtre se releva, lui aussi.

— Il faut que je vous accompagne auprès de Sa Sainteté ! dit-il d’une voix résolue. C’est Elle qui décidera de ce que je doit faire.

Le cardinal Bellairs secoua la tête, avec un sourire indulgent. Mais monsignor se retourna vivement vers l’autre cardinal.

— Éminence, dit-il, je vous en supplie, accordez-moi cette faveur ! Il faut que je voie le Saint-Père, ne serait-ce qu’afin de recevoir ses ordres pour le cas où je ne pourrais pas accompagner le cardinal Bellairs.