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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/238

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CHAPITRE V

I

Un silence de mort remplissait le long escalier du Vatican, pendant que Monsignor se rendait en hâte au cabinet du cardinal secrétaire, moins d’une demi-heure après son arrivée à la station aérienne, en dehors des remparts de Rome. Une voiture l’avait attendu là, qui d’abord l’avait conduit au vieux palais, où, neuf mois auparavant, avait demeuré en compagnie du P. Jervis ; mais il y avait appris que le cardinal Bellairs venait d’être appelé au Vatican, et avait laissé pour lui l’instruction de l’y rejoindre tout de suite.

Il savait maintenant ce qui avait motivé son rappel en Europe. Des messages télégraphiques avaient rayonné, d’heure en heure, pendant son vol au-dessus de l’Océan. À Naples, ensuite, où le navire aérien avait touché terre pour la première fois, les journaux donnaient déjà un compte rendu détaillé des événements, ainsi que les plus récentes nouvelles ; et, avant même d’arriver à Rome, monsignor s’était trouvé aussi pleinement infor-