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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/221

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ce fut un torrent de voix et de pas précipités. Une foule de serviteurs débouchaient joyeusement de tous les coins de la vénérable demeure, profondément immobile et muette l’instant d’auparavant.

La loi venait d’être votée par la Chambre des Communes.

III

Deux heures plus tard, monsignor se trouvait assis, en compagnie du cardinal, dans la chambre de ce dernier. Le vieillard passait à son confident, l’une après l’autre, à mesure qu’il avait achevé de les lire, les feuilles que lui apportait le secrétaire du lord. Une autre série de ces feuilles, au même instant, était lue à haute voix par lord Southminster dans le hall du château.

Les trois coups de canon avaient réveillé tout le monde ; et la population entière du village était accourue au château pour apprendre les nouvelles.

Monsignor lisait avec une attention extrême, s’efforçant de ne laisser échapper aucun des détails du rapport. Tout se trouvait noté là : de quelle manière la foule s’était rassemblée, la difficulté qu’avaient eue les membres attardés du Parlement à pénétrer dans le palais de Westminster, et l’impossibilité pour la police de tenir tête à l’émeute, et la prise d’assaut du bureau de télégraphe sans fil par une bande organisée, dont les meneurs, presque tous Allemands, avaient enfin été arrêtés.