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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/217

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côtés se voyaient une douzaine de pédales. Au-dessus de l’appareil, un panneau de verre servait à protéger une large feuille blanche ; et tandis que monsignor regardait distraitement celle-ci, il eut l’impression d’un mouvement singulier, comme si de petites étincelles bleues venaient danser sur la feuille. Mais il s’était résigné depuis longtemps à ne pas essayer de comprendre la machinerie moderne, de telle sorte qu’il devinait simplement que les touches devaient être là pour envoyer des messages, et la feuille blanche pour en recevoir.

— Avez-vous des nouvelles ? demanda brusquement le général.

Le secrétaire ne fit pas signe d’avoir entendu la question. Ses mains se mouvaient régulièrement sur l’appareil, et tout son être paraissait profondément absorbé.

Une longue minute s’écoula avant que le jeune homme se retournât enfin vers ses visiteurs, après avoir tiré de l’appareil une bande de papier comme celles qu’il avait déjà apportées à son maître.

— Cela vient du bureau de Rye, messieurs, dit-il d’un ton bref. Eux aussi, ils ont perdu toute communication avec le bureau de Londres. Voilà tout ce que je sais ! Il faut que j’aille bien vite porter ceci à lord Southminster.

Les deux visiteurs s’éloignèrent sans parler ; et ce fut seulement hors du château, tandis qu’ils s’avançaient lentement dans une des vieilles allées du parc, que monsignor prit timidement la parole.