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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/20

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quel rapport cela avait-il avec l’offre d’envoyer chercher un prêtre ? N’avait-on pas entendu ce qu’il venait de dire ? Il avait l’esprit parfaitement lucide, et savait parfaitement ce qu’il disait !… Oui, si même il était en grand danger, si même il était positivement certain d’avoir à mourir bientôt (ce qui, d’ailleurs, était impossible, attendu qu’il avait à terminer les notes et à revoir les épreuves de la nouvelle Histoire des Papes, écrite en collaboration avec le professeur Waters, et que ce travail allait encore exiger des mois)… en tout cas, il ne voulait pas voir de prêtre ! Il savait à fond ce qui en était. Il avait envisagé toutes choses, et n’était nullement effrayé. La science avait écrasé à jamais, en lui, toute cette absurdité religieuse. Les religions, toutes les religions se valaient. Il n’y avait pas un mot de vrai en aucune d’elles. Les sciences physiques avaient tranché une moitié du problème, et la psychologie l’autre moitié. Tout se trouvait expliqué, sans l’ombre d’erreur. De telle sorte que, en tout cas, il ne voulait pas recevoir de prêtre. Au diable les prêtres ! Là, est-ce qu’on n’allait pas le laisser en paix, après cela ?…

Et maintenant, pour ce qui était de l’affaire du pape Piccolomini, c’était chose certaine que, quand Œneas Sylvius avait été promu au Sacré-Collège…

Eh ! bien, qu’est-ce donc qui se passait au plafond ? Comment pouvait-il réfléchir à Piccolomini, tandis que le plafond se comportait ainsi ? Il n’avait aucune idée que les plafonds, à l’hôpital de West-