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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/199

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toutes choses sans intervenir ; maintenant qu’il est devenu le protecteur attitré de la libre pensée, il a tout de suite décidé d’aller jusqu’au bout et d’inaugurer à l’endroit des catholiques une persécution qui va nous forcer, de notre côté, à prendre des mesures contre toute continuation de la propagande agnostique et internationaliste dans nos contrées catholiques.

— Et que croyez-vous que doivent être ces mesures ?

— Là-dessus, aucun doute possible, répondit le P. Jervis. L’Église n’use pas de représailles, mais Elle se doit de veiller au salut matériel et moral de ses enfants. Quoi que fassent contre leurs catholiques les gouvernants d’Allemagne, nous allons, nous, transporter au plus loin de chez nous, dans telle ou telle région de l’Amérique déjà plus ou moins affectée à cette destination, la masse entière des socialistes, agnostiques, et internationalistes, que nous avons laissés jusqu’ici séjourner parmi nous, malgré le très grave danger de contagion spirituelle qui résultait de leur présence pour notre vie nationale… Mais tout cela n’est encore que projets ; et, en attendant, il faut que nous finissions de tout préparer en vue de l’immense et heureux événement que va constituer, pour l’Angleterre, la réinstallation des ordres religieux dans leurs anciennes demeures, en général, et notamment celle des Bénédictins dans leur sainte et glorieuse abbaye de Westminster.