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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/193

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vous pouvez être sûr que c’est quelque chose d’important. Peut-être s’agit-il des ordres religieux, ou du décret réorganisant la vie officielle de l’Église ? En tout cas, vous pouvez en être certain, le personnage ne s’est pas dérangé sans quelque motif grave. Et j’ai pensé que, à tout hasard, je ferais bien de vous rappeler avec qui vous allez avoir affaire.

Le vieux prêtre se releva.

— Je vous en suis bien reconnaissant, mon père ! répondit monsignor. Et puis, y a-t-il encore autre chose ? N’avez-vous pas quelque nouvelle à m’apprendre ?

Le P. Jervis sourit.

— Non, monsignor ; j’ai l’idée que vous en savez plus que moi, désormais… Et maintenant, je vais dire à M. Hardy que vous consentez à le voir. Voulez-vous que je le conduise au premier parloir ?


— Fort bien ! Merci.

Le soir tombait lorsque, cinq minutes plus tard, monsignor Masterman sortit dans le large corridor. Il s’arrêta un moment pour considérer, de l’une des grandes fenêtres, la rue voisine, presque déserte à cette heure. Ses yeux se fixèrent un instant sur la tour électrique où, sur les quatre faces, étaient inscrites en lettres lumineuses les dernières nouvelles de la soirée. Mais non, il n’y avait rien là d’un peu anormal. Simplement les indications météorologiques habituelles, l’annonce