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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/192

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— Voilà qui est parfait ! Allons, monsignor, à ce soir !

II

Monsignor Masterman était assis à sa table de travail, quelques soirs plus tard, lorsqu’on vint lui apporter la carte d’un visiteur ; et presque au même instant le vieux P. Jervis frappa vivement à sa porte.

— Puis-je vous dire un mot en particulier ? — demanda-t-il, en jetant un coup d’œil aux deux secrétaires, qui sortirent bientôt de la chambre.

— C’est au sujet de cet homme dont on vient de vous remettre la carte, reprit alors le P. Jervis. Je l’ai vu entrer, tout à l’heure, et je me suis demandé si vous étiez renseigné sur son compte.

— M. Hardy ?

— Oui, James Hardy.

— Ma foi, je sais seulement qu’il n’est pas catholique, et que c’est quelque chose comme un politicien.

— Ce Hardy, voyez-vous, c’est incontestablement l’homme le plus habile de tout le parti opposé à l’Église. Lui-même est un parfait matérialiste. Il n’y a pas le moindre doute que notre gaillard, ayant eu vent de votre maladie, est venu voir s’il ne pourrait pas tirer quelque chose de vous. Il est infiniment souple et insinuant, infiniment dangereux. Je ne sais pas quel sujet l’amène ici : mais