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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/191

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fondément espéré, jusque-là, cette conversion de l’empereur d’Allemagne qui, si elle s’était produite, aurait eu pour effet de supprimer l’unique obstacle sérieux à l’organisation catholique du monde. Maintenant, toute cette espérance s’écroulait, et force allait être au monde chrétien de se mettre en quête d’un nouveau plan, à la fois pour son organisation définitive et pour sa préservation d’un danger devenu soudain très inquiétant.

— Et vous, monsignor, comment vous sentez-vous ? demanda ensuite le cardinal, avec son sourire paternel.

— De mieux en mieux, Éminence.

— Vous ne sauriez croire combien j’en suis ravi, reprit le cardinal. Le fait est que vous me semblez avoir entièrement reconquis votre autorité et votre maîtrise de naguère. Je l’écrivais précisément à Rome, ce matin même.

— II y a encore bien des détails qui me troublent, Éminence.

— Bah ! tout cela aura vite fait de revenir, dit en souriant le cardinal. Les principes seuls importent, et là-dessus vous n’avez plus rien à apprendre. Mais il ne faut pas que je vous retienne. Je n’oublie pas que vous devez être à la cathédrale dans un instant.

— Oui, Éminence. Nous avons presque fini nos arrangements. Tous les moines sont ravis. Mais la réinstallation officielle à Westminster ne pourra avoir lieu que le mois prochain.