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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/187

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SECONDE PARTIE

CHAPITRE PREMIER

I

Monsignor Masterman se tenait assis dans son cabinet, à Westminster, s’occupant à dépouiller son courrier.

Une semaine s’était écoulée depuis son retour, pendant laquelle sa convalescence avait fait des progrès extraordinaires. Son visage même attestait ces progrès. Nulle trace désormais du regard effaré et misérable avec lequel, naguère, il procédait à la découverte d’un monde entièrement aboli pour lui par le fait de son amnésie. À ce regard avait succédé, maintenant, le coup d’œil vif et pénétrant d’un parfait dignitaire ecclésiastique.

Non pas que sa mémoire eût pleinement achevé de lui revenir. Toujours encore, derrière son brusque réveil dans Hyde-Park, toute son histoire passée lui apparaissait comme un vide bruineux d’où émergeaient par instant des visages, des yeux, ou