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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/185

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le P. Adrien en se relevant. Regardez, voici que les cérémonies de la journée viennent de finir !

Par la fenêtre du parloir, les trois prêtres virent en effet les lumières qui remplissaient la vaste place s’espacer et s’éteindre peu à peu, à mesure que les divers groupes de fidèles s’éloignaient pour le repos de la nuit. Tous ces fidèles avaient souhaité bonne nuit à leur Mère, dans la grande ville française qui exhalait le vivant parfum de la petite bourgade de Nazareth ; ils avaient chanté leurs remerciements, déposé humblement leurs prières. Maintenant, l’heure était venue d’aller dormir, sous la protection de Celle qui était à la fois la Mère de Dieu et des hommes.

— Allons, bonne nuit ! dit le P. Adrien.

Et, pendant que le P. Jervis reconduisait le jeune moine, l’homme qui avait perdu la mémoire se plongea, de nouveau, dans sa rêverie.