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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/18

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espace de temps ! Et qu’est-ce que sera devenu mon travail, pendant ces cinq jours ? Sûrement, on doit m’attendre et s’inquiéter de moi, au British Museum ! Comment le professeur Waters a-t-il pu s’arranger sans moi, pour les épreuves de notre livre ? Il faudra que je me mette à l’ouvrage sur-le-champ ! Waters comprendra bien que ce n’est point ma faute…

« Comment ? il ne faut pas que je me préoccupe de cela ? Mais pourtant… Oh ! le professeur Waters est venu ici ? Voilà qui est aimable, vraiment, de sa part ! Et je n’ai pas à m’inquiéter de la suite du travail ? Fort bien ! Veuillez remercier M. Waters de sa complaisance !… Et dites-lui que je serai sûrement à sa disposition dans deux ou trois jours !… À propos, dites-lui qu’il trouvera toutes les références aux papes du treizième siècle chez moi, dans un gros cahier noir,… le plus gros de tous,… à droite de la cheminée ! Toutes les dates sont vérifiées. Merci infiniment… Et… au fait, dites-lui que je ne suis pas encore tout à fait fixé touchant l’affaire d’Enée Piccolomini !… Comment ? il ne faut pas que je me fatigue l’esprit ?… Mais… fort bien ! Merci !… merci mille fois !… »

Suivit une longue pause. Il continuait à réfléchir très assidûment à l’histoire des papes du treizième siècle. C’était, en vérité, très ennuyeux, qu’il ne pût pas s’expliquer directement avec le professeur Waters. Il se rappelait qu’il y avait, dans son cahier noir, des pages qui s’étaient détachées. Quelle chose