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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/170

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cela. Son père est un libre penseur, et ne l’a laissée venir ici qu’afin de pouvoir tirer argument de l’inutilité de ce voyage.

— Et par qui a-t-elle été examinée ? demanda monsignor.

— Par une foule de nos médecins, déjà hier soir en arrivant, et puis encore ce matin. Notre président lui-même, le docteur Meurot, que vous voyez là-bas au centre de la table, l’a soigneusement examinée ce matin ; et maintenant sa comparution n’est plus qu’une simple formalité, avant son départ pour la grotte. La fracture est complète. C’est entre la dixième et la onzième vertèbre dorsale.

— Et vous pensez qu’elle pourra guérir ?

Le P. Adrien sourit.

— Qui pourrait le dire ? répondit-il. Nous n’avons encore eu qu’un seul cas de guérison, dans ce genre, et même les papiers qui s’y rapportent ne sont pas tout à t’ait en règle, bien que la guérison passe généralement pour authentique.

— Mais est-ce que c’est possible ?

— Oh ! quant à cela, certainement ! Et la conviction de la jeune fille elle-même est absolue. L’affaire sera des plus intéressantes.

— Vous me semblez prendre tout cela bien aisément ! murmura le prélat.

— C’est que, voyez-vous, la réalité des faits de guérison ne saurait plus donner lieu au moindre doute. Des cures se sont produites ici, par centai-