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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/165

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sements et de voix, jaillissant tout d’un coup de la grande salle.

— Voilà une présentation finie ! dit le P. Jervis. Suivez-moi, monsignor, nous allons trouver à nous placer.

Ils continuaient d’avancer dans le couloir, sous la conduite d’un jeune employé en uniforme. Tout le long du couloir ils apercevaient de calmes petites chambres blanches, avec des groupes d’hommes vêtus de blanc dans quelques-unes d’entre elles. Enfin ils arrivèrent à quelque chose qui semblait une espèce de salle de comité, éclairée par de hautes fenêtres, avec une grande table en fer à cheval derrière laquelle se tenaient assis une douzaine d’hommes, chacun portant sur sa poitrine une croix rouge et blanche. En face du jury formé par ces examinateurs, mais à demi cachée par le dos d’un fauteuil, était assise une figure d’homme. Le guide se dirigea vers une des extrémités de la table ; et presque au même moment ils virent le père Adrien se lever et leur faire signe.

— Je vous ai réservé deux places, murmura-t-il en les abordant. Et puis, tenez, je vous engage à accrocher ces croix à votre boutonnière : elles vous permettront de pénétrer partout.

Et il leur remit deux croix rouges et blanches, un peu plus petites que celles des examinateurs.

— Nous n’arrivons pas trop tard ?

— Pas beaucoup, murmura le moine.

Puis il se tourna de nouveau vers le patient, un