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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/164

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— De quoi s’agit-il ? demanda Masterman.

— D’une paralysie du nerf optique : la feuille vous donnera tous les détails. C’est un Russe, de Pétersbourg. Les deux yeux complètement aveugles, les nerfs détruits : et il a vu clair, hier soir, pour la première fois. Il doit nous être amené de l’hospice russe vers onze heures.

— Allons, dit le P. Jervis, nous ne voulons pas vous retenir ! Mais nous ne manquerons pas d’être là vers onze heures.

Le moine s’éloigna après un rapide adieu.

III

La grande salle du bureau était déjà toute comble lorsque les deux prêtres y pénétrèrent, quelques minutes avant onze heures. Cette salle était arrangée plus ou moins comme un théâtre, avec un large passage courant droit depuis les portes, à l’une des extrémités, jusqu’au pied de la scène, dans le fond. Cette scène elle-même, que dominait une grande statue de Marie, communiquait avec les chambres d’examen, disposées sur les deux côtés, derrière la statue.

Les deux prêtres prirent un passage latéral réservé seulement aux personnes privilégiées, et donnant accès derrière la scène. Pendant qu’ils marchaient, ils entendirent un bruit d’applaudis-