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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/163

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des, dit le P. Jervis, avec l’intention manifeste de révéler à son compagnon le nom du nouveau venu. Je me demande comment ses supérieurs lui permettent d’aussi fréquentes absences. Et ce livre, avance-t-il toujours ?

Le moine sourit. Il avait une figure des plus agréables, avec un visage maigre et délicat, où brillaient de grands yeux d’un bleu singulier.

— Je suis en train de revoir les dernières épreuves, répondit le moine.

Puis, avec un accent de sollicitude :

— Et vous, monsignor ? dit-il en s’adressant à Masterman. J’ai entendu parler de votre maladie.

— Oh ! monsignor est presque entièrement rétabli. Mais ne voudriez-vous pas nous montrer le bureau ?

Le jeune moine approuva, d’un signe de tête.

— J’y serai toute la journée, dit-il. Vous n’aurez qu’à me demander, à n’importe quelle heure.

— C’est que monsignor désirerait tout voir un peu à fond. Il rêverait de pouvoir examiner au moins un cas de près. Y a-t-il en ce moment quelque chose… ?

— Hé ! cela se trouve à merveille, interrompit le moine. Tenez, — poursuivit-il, après avoir cherché un moment dans ses poches, — voici la feuille qui vient de paraître ! Lisez d’abord ceci !

Il avait tendu à monsignor une feuille imprimée, ressemblant un peu à un petit journal populaire.