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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/161

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en bronze de la Vierge, s’élevait le nouveau bureau des constatations, que les deux amis avaient visité la veille : une grande salle communiquant avec un nombre incalculable de petites cabines d’examens et de consultations, où une armée de médecins, entretenue là par l’État, poursuivait sa tâche. Entre ces trois groupes de bâtiments, l’ovale entier de la place était rempli d’un double courant humain, sans cesse renouvelé : l’une des foules descendait vers la grotte, à gauche ; l’autre se dirigeait vers l’église. Et déjà les toits de tous les édifices de la place, ainsi que tout le flanc de la colline longé par les escaliers commençaient à laisser voir des groupes de spectateurs, avec une variété merveilleuse de couleurs chatoyantes.

À droite, derrière la place, reposait la vieille ville, qui maintenant grimpait jusqu’à la hauteur du château féodal ; et sur chacune des autres collines, au niveau du château, se dressaient les hôpitaux et hôtels qui, sous la direction de divers ordres religieux, étaient venus s’installer autour de ce fameux sanctuaire de la guérison. Sur toute l’étendue d’un espace immense, à présent, la Cité de Marie se déroulait comme un fantastique amphithéâtre de pierre blanche, faisant face à la rivière et au Lieu sacré.

Et enfin, sur la gauche, à cinquante pieds au-dessous de la terrasse où se tenaient silencieusement les deux prêtres, c’était le Gave qui coulait précipitamment, traversé par d’innombrables ponts