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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/159

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vième siècle, le cas de Pierre de Rudder, dans un village de Belgique. Celui-là est le premier de la série, je veux dire le premier qui ait été examiné scientifiquement. Vous le trouverez dans tous les vieux livres.

— De quoi s’agissait-il ?

— D’une fracture de la jambe, au-dessous du genou, arrivée depuis huit ans.

— Et la guérison s’est faite rapidement ?

— Instantanément !

Il y eut, de nouveau, un silence.

Monsignor s’était penché sur le rebord du navire, et considérait, à ses pieds, une plaine déjà à demi noyée de ténèbres. Une volée d’oiseaux blancs traversaient l’horizon gris, comme des petites taches lointaines, avec une lenteur et une régularité merveilleuses. Mais bientôt la pensée du voyageur revint au sujet de l’entretien précédent.

— Et que dit-on du livre de Zola ? demanda-t-il.

Le P. Jervis ne parut pas comprendre la question.

— Zola, le grand écrivain français, reprit monsignor !

Il me semblait qu’il avait fait une critique très serrée de Lourdes !

— Et quand vivait-il ? — Vers la fin du dix-neuvième siècle, je crois.

Le P. Jervis secoua la tête, en souriant.

— Jamais je n’ai entendu ce nom-là, dit-il, et cependant je me figurais connaître aussi parfaite-