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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/152

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des gardes ; or, ce qu’il voyait était une sorte de chapelle ou de sacristie, avec les vagues contours d’un autel surmonté d’une croix, et il y avait là deux figures.

L’une des figures, vêtue d’un habit de franciscain, nu-pieds, avec une étole de pourpre sur ses épaules, s’élança vers lui, et, d’un geste vif, lui fit signe de se retirer.

— Que faites-vous ici ? Comment osez-vous ?… Je vous demande pardon, monsignor, mais…

— C’est moi qui vous demande pardon, mon père ! Je me suis égaré… je suis un étranger !

— En arrière, tout droit par là, monsignor ! balbutia le moine. Le garde aurait dû vous le dire.

Masterman commençait à entrevoir la vérité, et ses yeux revenaient sans cesse involontairement à l’autre figure, toute blanche, qu’il voyait agenouillée devant l’autel.

— Mais oui, reprit le moine, c’est le Saint-Père ! En arrière, tout droit par là, monsignor !

Et ce fut tout. Les deux portes s’étaient refermées presque simultanément derrière le moine, qui était revenu remplir sa tâche, et derrière l’étranger, qui se trouvait maintenant à l’extrémité du long corridor par lequel il était venu. Et Masterman s’arrêta une fois de plus, étrangement remué.

Non pas qu’il eût vu quelque chose de bien remarquable en soi : simplement le pape occupé à se confesser. Et cependant, le contraste dramatique entre l’éclat et le bruit de la réception au dehors,