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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/151

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ment son chemin. Mais le voici qui s’arrêtait d’un instant à l’autre, hésitant, avec l’impression que chaque pas nouveau qu’il faisait l’entraînait plus loin des lumières et de l’écho mélangé de la musique et des voix !

Or, pendant qu’il se tenait immobile, une porte s’ouvrit quelque part, devant lui, et il lui sembla entendre des voix toutes proches. Ceci le rassura, et il poursuivit son chemin.

Il ne s’arrêta plus de nouveau que dans une pièce relativement assez petite, avec un beau plafond sculpté en caissons. Là, aucun bruit ne pouvait plus le guider, car il avait refermé deux ou trois portes derrière soi, sur sa route. Un silence à peu près complet l’entourait de tous côtés ; et, seul, un globe lumineux brillait doucement au plafond. Le visiteur se tint quelque temps à écouter ce silence, jusqu’au moment où il s’aperçut que ce n’était pas un silence véritable. Il y avait un très faible murmure, comme d’une voix contenue, derrière l’une des quatre portes qui s’ouvraient sur la salle ; et à côté de cette porte s’appuyait la hallebarde d’un suisse, comme si le suisse lui-même avait été appelé ailleurs brusquement. Cette vue le décida ; il marcha jusqu’à la porte, mit sa main sur la poignée, et aussitôt le murmure s’arrêta. Masterman acheva de tourner la poignée, et ouvrit la porte.

Pour un moment, il regarda sans comprendre. Il s’était attendu à trouver un passage, une salle