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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/150

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groupe de visiteurs, ou bien encore une bande de pèlerins emmenés vers un salon d’audience.

Or, certes, ce soir-là, ce qu’il voyait était tout différent.

D’abord, le palais tout entier était illuminé. D’immenses lampes électriques versaient leur lumière dans chacune des cours. Des orchestres avaient été placés en divers endroits ; et, de quelque côté que se dirigeât le visiteur, dans les corridors, les salles, les escaliers, les cours, débordant de chaque porte et de chaque couloir, se mouvait une multitude incroyable de personnes, des piètres en majorité, mais aussi beaucoup de laïcs (à l’exclusion des femmes, seulement) : tout cela parlant, riant, semblant à son aise, et n’ayant l’air de rien trouver d’exceptionnel dans ce qu’il voyait autour de soi.

Pour monsignor Masterman, au contraire, malgré toutes ses découvertes de la journée, ce spectacle apparaissait extraordinaire ; une fois de plus, il ramenait au fond de son esprit une surprise, devant l’état de choses que son ami s’efforçait de lui faire trouver parfaitement simple et naturel. À coup sûr, le monde et l’Église semblaient maintenant vivre l’un avec l’autre dans des termes d’une cordialité bien étonnante !…

Mais voici que, à présent, le prélat anglais s’était complètement égaré ! Il avait suivi un long corridor, en se figurant que celui-ci le ramènerait a la cour de Saint-Damase, d’où il connaissait suffisam-