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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/15

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LA NOUVELLE AURORE

ROMAN DES TEMPS FUTURS


PROLOGUE

Par degrés, la mémoire et la conscience s’affirmèrent de nouveau, et le malade finit par comprendre qu’il se trouvait couché dans un lit. Mais cette compréhension fut l’aboutissement d’un effort mental intense et prolongé, aussi péniblement édifiée sur une abondante série de prémisses et de déductions que l’avaient été les thèses théologiques soutenues par le malade, vingt ans auparavant, pendant son séjour au séminaire. Il y avait, notamment, le drap blanc sous son menton ; il y avait une couverture rouge, — qui d’abord lui était apparue un paysage de montagnes et de vallées, tout revêtu d’une couleur de sang ; il y avait des rideaux blancs accrochés au plafond, — qui, tout à l’heure, lui avait semblé lointain et profond comme la voûte du ciel.

Par degrés, aussi, l’immense fracas dont ses