Ouvrir le menu principal

Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/14

Cette page n’a pas encore été corrigée


heureusement démentie par la réalité d’une victoire dès maintenant assurée ?

Voilà donc un échantillon caractéristique des quatre ou cinq détails qu’il m’a fallu essayer de « remettre au point » ! Mais je n’ai absolument rien changé ni au plan et à la composition du roman anglais, ni même à l’ordonnance intérieure d’aucune de ses parties. C’est bien Mgr Benson qui, dès l’année 1911, a prévu notamment une Allemagne se dressant de plus en plus comme l’implacable ennemie du reste du monde. Le défi porté par l’Allemagne aux autres puissances, dans la seconde partie du roman, la résolution expressément affirmée par l’Allemagne de procéder à son œuvre destructrice sans le moindre souci des conventions internationales ni des principes surannés de la loyauté, de la pitié, et de l’honneur chrétiens, tout cela est vraiment issu, naguère, de l’ardente vision prophétique de Mgr Benson. Dans tout cela mon rôle n’a été que celui d’un humble traducteur,– trop heureux s’il est parvenu à conserver aux pages qu’on va lire un reflet de l’admirable brasier d’enthousiasme et de foi qui, jusqu’au dernier jour, n’a point cessé d’enflammer lame profondément originale du plus grand, à coup sûr, des conteurs et évocateurs catholiques de notre temps !

T. Y.