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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/132

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Pierre. L’après-midi, Elle assiste aux vêpres dans la basilique ; après quoi Elle donne la bénédiction urbi et orbi, du haut du balcon, comme d’habitude.

— Et, vous, qu’est-ce que vous me conseillez ?

— Ma foi, je vous engagerais à rester ici jusqu’à midi, de manière à ne pas vous fatiguer. Nous pourrons tout voir admirablement. Puis nous irons à Saint-Pierre, pour assister à la visite du tombeau, et nous reviendrons ici pour le grand déjeuner. Et ensuite nous verrons à arranger l’après-midi. Cela vous va ? Parfait ! Et maintenant, hâtons-nous de nous restaurer un peu !

— Qui donc est le prince Georges d’Angleterre ? demanda monsignor, quelques instants plus tard, pendant que les deux amis se trouvaient attablés devant des tasses de cafés.

Le P. Jervis se mit à rire.

— Ah ! vous avez déjà appris cela ? Mais oui, naturellement, c’est lui qui est venu ! Il n’est que le second fils du roi, un jeune garçon ; mais c’est lui qui va représenter la couronne d’Angleterre. Chaque souverain a envoyé un prince du sang royal pour cette journée, à l’exception de l’empereur d’Allemagne.

— Chaque souverain de l’Europe ?

— Non pas de l’Europe, mais du monde entier. C’est que, voyez-vous, l’Orient se trouve à moins de trois jours d’ici, par les aériens rapides. De telle façon que même les Chinois…