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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/130

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bile s’arrêta devant un vieux palais situé à droite du chemin qui conduisait du libre au Vatican, à un quart de mille environ de Saint-Pierre.

Monsignor regarda les armoiries sculptées et peintes au-dessus de la porte et sourit :

— Je ne me doutais pas que vous dussiez m’amener ici ! dit-il.

— Comment, vous reconnaissez l’endroit ?

— Hé ! n’est-ce point le palais où demeuraient autrefois les membres proscrits de la famille royale des Stuarts ?

— Allons, dit en souriant le P. Jervis, je vois que votre mémoire est décidément en train de s’améliorer !

Un magnifique serviteur apparut sur le seuil, s’inclina très bas, et fit entrer la voiture.

— Au fait, dit le P. Jervis, pendant qu’ils traversaient le vestibule, je ferais bien d’aller m’informer tout de suite au Vatican. Donnez-moi votre carte ! Je vais courir tout de suite là-bas, et puis je reviendrai vous retrouver à la table du déjeuner. Je dirai ma messe à Saint-Pierre.

Sous la conduite d’un nouveau serviteur, monsieur pénétra dans une très agréable suite de chambres, disposées un peu de la même manière qu’à Versailles. Les fenêtres donnaient sur une cour centrale, où jouait une fontaine. Les chambres elles-mêmes étaient aménagées suivant la vieille mode romaine, avec des plafonds peints, des dalles de pierre, et quelques tentures de damas.