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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/124

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CHAPITRE V

I

Monsignor s’éveilla brusquement, dans son lit, et demeura quelques secondes sans se rappeler où il était.

Les deux prêtres avaient passé près d’une semaine à Versailles ; et chacune des journées qu’y avait vécue le prélat était venue contribuer, pour sa part, à lui rendre plus réel l’espèce de rêve ou de conte de fées inauguré depuis l’étrange éveil dans un parc de Londres. Mais il y avait toujours en lui quelque chose comme un élément subconscient, d’ailleurs parfaitement inexplicable, qui continuait à lui affirmer que le monde ne devrait pas être tel qu’il le voyait, et que la religion, en particulier, ne devrait pas y jouer un rôle aussi primordial. Si bien qu’il conservait un peu la certitude d’avoir à sortir de son rêve, tôt ou tard, pour se retrouver dans un état de choses tout différent, — un état de choses où la Foi ; entourée d’innombrables ennemis, lutterait désespérément pour la vie ou la mort. C’était surtout la nuit et le malin que cette impres-