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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/109

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Et, en troisième lieu, il y avait le secrétaire de l’archevêque, Mgr Allet, diplomate des plus remarquables, un homme de grand avenir.

Le P. Jervis compléta sa leçon en mentionnant encore quelques autres figures, et en particulier celle du frère du roi, héritier présomptif de la couronne : c’était une façon d’original, épris de solitude, et n’apparaissant à la cour que très rarement. Quant à l’empereur d’Allemagne, sur celui-là monsignor savait déjà tout ce qu’il avait à savoir d’important.

Soudain, la porte de la grande salle d’attente s’ouvrit, et un ecclésiastique accourut vers les deux voyageurs, les mains tendues, avec un torrent d’excuses en langue latine.

— Voilà précisément Mgr Allet ! murmura le P. Jervis à l’oreille de son compagnon.

Le nouveau venu échangea d’abord quelques paroles de politesse avec les deux Anglais ; puis, abandonnant son latin, il se mit à parler anglais sans la moindre trace d’accent.

— J’ai appris la mésaventure qui vous est arrivée, monsignor ! dit-il à Masterman. Ces médecins nous conduisent avec une verge de fer, n’est-ce pas ? Mais figurez-vous que la même chose est arrivée à Son Éminence elle-même, il y a quelques années ! Son médecin lui a interdit de travailler pendant six mois ; et, en effet, ce petit repos a suffi pour tout remettre en ordre. Son Éminence était encore ici il y une demi-heure. Quel dommage que vous