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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/107

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— C’est le roi de France et l’empereur d’Allemagne ! observa le P. Jervis, en se recoiffant. Maintenant vous avez vu l’autre côté du tableau.

— Comment cela ?

— Eh ! bien, répondit en souriant le vieux prêtre, je veux dire que nous traitons nos rois en rois ; et, en même temps, nous encourageons nos bouchers à être vraiment des bouchers et à s’en glorifier. La loi et la liberté, voyez-vous ! Discipline absolue, et, avec cela, encouragement zélé de l’individualisme. Combien cela diffère de l’ancienne marmite socialiste, où toutes choses cuisaient ensemble et avaient le même goût !

II

Ils eurent à attendre quelques minutes dans une antichambre, avant de pouvoir présenter leurs lettres d’introduction ; et le P. Jervis profita de ce loisir pour rappeler brièvement à son compagnon les noms et l’histoire d’un certain nombre de personnages avec lesquels ils auraient peut-être l’occasion de s’entretenir. Sur trois de ces personnages, en particulier, il fallait que monsignor se trouvât renseigné.

C’était, en premier lieu, le roi lui-même. De nouveau, le P. Jervis raconta à son compagnon la mémorable réaction qui, après la dernière victoire française, en 1922, avait été la conséquence logi-