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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/104

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voyez-vous, comme de ces professions dont je vous parlais hier. Nous encourageons l’individu à être aussi individualiste que possible, et nous nous efforçons de repousser très loin les limites au delà desquelles il est défendu d’aller. Mais ces limites sont impératives. Nous tâchons à développer simultanément les deux extrêmes, la liberté et la loi. Mais aussi, c’est que nous avons eu assez de la voie moyenne, de la médiocrité uniforme, sous le régime socialiste !

— Et vous affirmez que tout le monde se soumet à ces règlements ?

— Hé. pourquoi voudriez-vous que l’on refusât de s’y soumettre ? N’est-il pas absolument évident pour chacun que ces règlements sont la sagesse même, pour ne rien dire de leur parfaite commodité pratique ? Il n’y a que l’Allemagne qui, naturellement, s’obstine à maintenir ce qu’elle appelle la « liberté » ; et il en résulte un chaos lamentable.

— Et vous affirmez qu’il n’y a point d’envie ni de jalousie entre les divers métiers ?

— Mais non, du moins au sens social, encore qu’il existe une concurrence terrible. Chacun, sous la nouvelle royauté, est tenu d’avoir un métier. Naturellement, ceux-là seuls qui pratiquent le métier ont le droit de porter le costume complet ; mais, quant aux écussons, les ducs eux-mêmes doivent les porter.

— Et vous pourriez me citer un duc anglais qui serait un boucher ?