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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/102

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— J’ai songé depuis hier, répondit vivement monsignor, que peut-être la différence des deux états de choses résulte de la doctrine nouvelle touchant la vocation. Du moment où un homme est persuadé que suivre sa vocation est ce qu’il peut faire de plus honorable, je suppose, en effet, que… Mais tenez, cet homme-là, tout en bleu, avec sa grande plaque, qu’est-ce que c’est ? dit-il, en s’interrompant tout à coup.

— Oh ! c’est un grand homme ! dit le P. Jervis. Naturellement, c’est un boucher, mais…

— Un boucher ?

— Mais oui, cela est bien évident. Il y a la couleur bleue, et cette coupe spéciale ! Mais attendez un instant, je vais voir son écusson !

Lorsque l’homme en bleu passa près des deux prêtres, il les salua avec déférence. Les prêtres rendirent son salut non moins respectueusement.

— Mais oui, reprit le P. Jervis, c’est un très haut personnage. Un membre du Conseil National pour le moins !

— Et vous dites que cet homme-là a pour métier de tuer des bœufs ?

— Oh ! non, plus maintenant ! Il a renoncé à la pratique de sa profession, et sans doute c’est lui qui représente ses confrères au Conseil.

— Est-ce que tous les métiers ont leurs corporations, et sont tous représentés au Conseil National ?

— Mais oui, naturellement ! Comment voudriez-