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Page:Benson - La nouvelle aurore, 1915.djvu/10

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d’une palinodie. Ce que j’ai voulu dans ce livre a été, pour ainsi dire, de tâcher à développer, en retard de l’hypothèse développée dans le Maître de la Terre, la seule autre hypothèse qui me paraisse possible, — l’alternative exactement opposée, et qui toujours d’ailleurs, elle aussi, a conservé pour moi un degré presque égal de probabilité. Car rien absolument ne nous empêche d’espérer que, tôt ou tard, dans cinquante ans ou au bout d’un siècle, le courant désastreux de ce que nous appelons aujourd’hui la « pensée moderne » se trouvera enfin enrayé, pour être remplacé désormais par une reprise du glorieux courant de cette « pensée ancienne » qui a subi triomphalement l’épreuve des âges, et qui, dès aujourd’hui, est en train d’être « redécouverte », un peu partout, par des personnes bien plus « modernes » encore que tous nos « modernistes ». Nous entendons dire souvent que le temps où nous vivons est infiniment « critique » : par où l’on signifie que l’on ignore si le lendemain amènera la victoire de tel ou tel parti. En ce sens, aucun temps ne saurait être « critique » pour un catholique, celui-ci ne pouvant jamais douter du parti qui remportera la victoire