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NOTES ET OBSERVATIONS

Tirées du journal de voyage de madame Belzoni.




Javais tant entendu parler des Turcs et des Arabes, que je fus curieuse de connaître les mœurs des femmes de ces peuples. Notre séjour en Égypte m’en fournit l’occasion. Je les avais vues de loin pendant que nous étions à Soubra ; mais ce fut particulièrement dans notre voyage au haut Nil, que je pus voir de près les mœurs et coutumes de ces demi-sauvages. Le premier endroit où nous nous arrêtâmes quelque temps, ce fut l’ancienne Thèbes ; mais je parlerai plus tard de ce séjour.

Quand nous fûmes arrivés à Assouan, j’allai faire une visite aux femmes de l’aga de cette ville. Je fus reçue à la porte, par lui, sa femme, sa sœur avec son mari, deux petits enfans, trois vieilles femmes plus laides que les sorcières de Macbeth, et un vieil esclave nègre. Je fus conduite dans une petite cour, où l’on m’apporta