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« Déjà même on a remplacé le camphre par la naphtaline dans un grand nombre de préparations dont cet agent fait partie, et leur application a été suivie des mêmes succès ; des inflammations chroniques des paupières, rebelles à tous les autres modes de traitement, ont cédé à la seule influence de la pommade naphtalinée. »

Ces quelques lignes suffisent, nous l’espérons, pour faire comprendre que la naphtaline aurait des droits pour faire partie des préparations pharmaceutiques, et même pour démontrer qu’elle y aurait mieux sa place que plusieurs médicaments à propriétés contestables que l’on y trouve. Combien de substances en effet, maintenues dans la pharmacie beaucoup plutôt à cause de leur réputation que des services qu’elles rendent à la thérapeutique ? Combien de produits délaissés qui pourraient cependant trouver d’heureuses applications ?

Comme il ne nous a pas été possible d’observer les effets thérapeutiques de la naphtaline, nous ne pouvons pas établir sur les faits observés les avantages que cette substance pourrait fournir. Aussi nous bornerons-nous à rappeler les indications fournies par MM. Rossignon, Dupasquier, Zundel, à propos des applications de cette substance.

Expectorant. Quand on met en contact avec la langue un ou deux centigrammes de naphtaline, dit M. Dupasquier, on a bientôt la sensation d’une saveur forte, âcre et désagréable ; bientôt on éprouve depuis le voile du palais et l’extrémité supérieure du pharynx jusqu’à la muqueuse qui tapisse les bronches, une sensation de chaleur qui s’accroît peu à peu et se change en picotement incommode, lequel ne tarde pas à déterminer la toux et l’expulsion d’un ou de plusieurs crachats, s’il se trouve du mucus