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Nous nous sommes demandé si ces effets ne pouvaient pas résulter d’une action mécanique, de pressions exercées sur le corps, l’animal étant maintenu dans des positions quelquefois pénibles pendant l’administration ; ou bien d’une fausse route prise par les substances ingérées ; mais il a été facile de nous convaincre que ces causes n’ont pas agi. En nous rapprochant autant que possible des conditions de la première administration, nous avons pu donner de la même façon des quantités d’huile d’olive pure égales, plus fortes, doubles même, sans observer aucun des effets que nous avons signalés.

Ce sont là des symptômes que nous avons observés aussi sur un vieux chien d’arrêt auquel nous avons voulu faire prendre de la naphtaline de la même manière. Nous ne savons à quoi attribuer les effets complexes que nous venons de signaler ; il est probable qu’ils sont dus aux trois causes suivantes : 1° À une action spécifique exercée sur la substance nerveuse ; 2° À une congestion sanguine qui s’établit dans les centres nerveux et leurs enveloppes ; 3° À la gêne de la respiration et à l’hématose imparfaite qui en est la suite.

Dans le résumé que nous avons donné de chaque expérience, nous nous sommes surtout attachés à faire connaître les modifications du tube digestif. Indépendamment des effets subis par cet appareil, il en est d’autres qui agissent soit sur la respiration, soit sur la circulation, etc. Comme ceux-ci se sont montrés toujours avec des caractères identiques, nous avons cru ne pas devoir les signaler à la fin de chaque observation. Ils trouveront leur place dans l’exposé général qui suit.