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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/83

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Mlle Marie Beaupré

Nous avons lu avec charme deux de ses poésies : l’une à son Alma Mater, Villa Maria ou Monkland, publiée dans le Monde Illustré en octobre 1897 ; l’autre : « Les communiantes », publiée dans le livre de Mlle Lanctôt : Fleurs enfantines.

En 1901, Madeleine lui a décerné, dans un article sur les femmes écrivains d’alors, des éloges qu’elle mérite davantage aujourd’hui :

« Mlle Beaupré écrit délicieusement, elle a le souffle poétique et traduit sa pensée avec un charme pénétrant. Toute jeune, notre gentille Montréalaise a devant elle un brillant avenir. Puissent les Muses lui souffler dans une inspiration de se livrer un peu plus à l’admiration sincère de ses compatriotes. »

Mlle Beaupré a évidemment une dévotion spéciale pour S. Antoine de Padoue. En 1918, elle publiait une brochure qui est un exposé de cette dévotion que l’abbé DeLamarre, de la paroisse du Lac Bouchette, a tant contribué à répandre dans le diocèse de Chicoutimi par ses écrits en l’honneur de ce grand saint dans le Messager de St-Antoine.

Ce livre a été bien accueilli dans le monde ecclésiastique et dans nos communautés religieuses.