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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/75

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Gaëtane et Ginevra

subtil d’une douceur captivante qui fait du bien au cœur. Très bonne celle-là aussi, gracieuse à tous, elle prodigue son talent avec une générosité inépuisable, et en bonne reine, distribue ses faveurs. Tous ses correspondants se louent de la bonté charmante avec laquelle la chroniqueuse de la Presse répond à leurs nombreuses demandes.

Gaëtane est aussi poète, romancière, dramaturge et conférencière.

Comme poète, elle a publié une jolie plaquette, intitulée : Les Montagnes Rocheuses, une belle pièce de vers, sur Québec, dédiée à Sir Lomer Gouin, en 1916, et « Stances à la forêt » ; « Éloge de la source ».

Comme romancière, Gaëtane a publié en 1912, Fleur des Ondes. M. Adjutor Rivard, le nouveau lauréat de l’Académie française, en a fait la critique dans le Bulletin du Parler français. Il n’a, selon lui, qu’un défaut : celui de ne pas assez confondre la fiction et l’histoire, mais il le dit « bien écrit ». Sous la plume de M. Rivard, qui est un censeur sévère, ces mots sont forts élogieux. Fleur des Ondes est un roman historique dont le drame se déroule dans nos grandes forêts du Canada à l’époque de Champlain, alors qu’elles étaient peuplées de tribus indiennes. De ce roman, Gaëtane en a fait un drame en quatre actes, qui a fait le succès de « soirées canadiennes » à Montréal.

Comme conférencière, Gaëtane s’est distinguée, à Montréal, dans une conférence, sur l’éducation