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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/73

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Atala

« Mlle Valois affectionne la littérature qu’elle n’a pas le loisir de cultiver autant qu’elle le désirerait. Bossuet, Lacordaire, Chateaubriand sont ses amis. Lamartine — dont elle procède — paraît être son auteur de chevet.

« Atala, en effet, a le sens de l’harmonie, et un penchant au rêve. C’est sans doute pourquoi elle pleure en entendant une belle voix, en admirant un coucher de soleil ; c’est peut-être aussi la raison de son goût spécial pour la poésie.

« Vous dirai-je qu’Atala rime à ses heures, et joliment ?

« J’ai sous les yeux quelques-uns de ses vers joliment tournés. Ils ont des murmures doux comme des prières à la Vierge. Les grands coups d’aile y sont rares ; mais il est très agréable d’entendre un gazouillis de ruisseau, une plainte du vent sous la feuillée, un baiser d’oiseau sur le bord d’un nid. »

Les poésies d’Atala ont été publiées en volume en 1910, sous le titre de Fleurs sauvages.

Elles sont dédiées à sa mère, à son frère l’abbé H. Valois, à M. du Roure, professeur de littérature française à Montréal, à Madeleine.

Si, pour suppléer à l’oubli de l’Anthologie des poètes canadiens, il y a un jour une Anthologie de nos poètes féminins, les poésies d’Atala y figureront certainement, avec honneur et grâce.