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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/64

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Auteurs féminins

“ Madeleine, on peut l’affirmer, a demandé ses inspirations à une source qui ne tarira pas. Qu’elle y vienne puiser encore, avec joie, pour ajouter d’autres nobles pages à celles qu’elle nous a données. Elle doit toutes ses fiertés à la Patrie canadienne.

« L’Évangile nous fait une loi de nous aimer en frères. Bénie la femme qui par le livre, et la parole, au foyer, à l’hôpital ou à l’école, se fait l’apôtre de la pensée évangélique. Mon poids, dit saint Augustin, c’est mon amour. Le livre de Madeleine a son prix dans la bonté qu’elle y a mise. »

Puis M. Montpetit, dans la préface qu’il en a fait, nous fait admirer ce que Madeleine appelle ses " brins de vie ” :

« Tous ces récits ont le même accent de chaude vérité. Ils ont été cueillis dans la réalité qui les inspira. Et c’est pour cela, sans doute, qu’ils sont teintés de mélancolie et qu’ils font une large part à la souffrance commune et nécessaire. »

Il attire aussi notre attention sur ses tableaux de mœurs :

« Ils ont, dit-il, un cadre apaisant et familier. Ils se fondent dans le paysage canadien. Ils sont faits de traits à peine accentués, mais ils donnent, dans leur ensemble, une impression nette et savoureuse. Ils sont du terroir. » ”

M. Montpetit aime aussi les pages où Madeleine se plait à traduire les effusions, les réveils, les déchirements de la vie sentimentale :