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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/55

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Auteurs féminins

L’éloge qu’en a fait sir A.-B. Routhier dans la préface mérite aussi d’être cité :

« Le récit que Lady Jetté nous fait de la vie de la Mère d’Youville est aussi complet qu’il peut être. Il est suffisamment documenté, bien ordonné, et scrupuleusement fidèle. J’ajoute que l’ouvrage possède de remarquables qualités littéraires. Le style est sans recherche, mais il ne manque pas d’élégance et d’élévation. La phrase est sobre, correcte et d’une clarté irréprochable.

« Les faits sont bien groupés, développés avec méthode et exposés avec la précision qui convient. Pas de rhétorique et surtout pas de déclamation. La narration est simple, sans broderie, parsemée de réflexions justes et d’observations profondes, qui ont pour objet d’instruire, d’édifier et de montrer l’action de la Providence dans la trame des événements.

« La physionomie des personnages et de l’époque est bien dessinée, et les lieux où s’accomplissent les événements sont convenablement décrits. Mais la principale figure du tableau y est toujours en relief, et mise en pleine lumière. Le peintre l’aime et l’admire, et il nous la fait admirer et aimer. »

Madame Jetté a fait suivre la biographie de la Mère d’Youville de l’historique de son institut depuis sa mort, et elle nous en trace le développement prodigieux. Cet historique est aussi des plus intéressants, et nous démontre la merveilleuse fécondité de l’Institut des Sœurs de la Charité, qui à son origine fut si modeste comme toutes les grandes œuvres.