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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/54

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Mlle Lady Jetté

ment. Madame Jetté, dont, la vie d’épouse, de mère et de femme de société fut toujours digne d’admiration, était toute désignée au choix de Monseigneur Bruchési. Il sut si bien insister auprès d’elle qu’il eut le bonheur de voir s’accomplir son désir et celui de son prédécesseur, Monseigneur Fabre.

L’œuvre que Lady Jetté publia fut ce qu’il en avait espéré et il lui en témoigna sa satisfaction dans une belle lettre dont nous détachons le passage suivant :

« J’ai lu ce travail avec soin ; j’en ai été édifié et charmé. C’est une belle et bonne œuvre que vous avez faite, à la gloire de la religion, de la charité et des lettres canadiennes.

« Commencée à Montréal, elle s’est achevée à Spencer-Wood, et il me parait beau de voir sortir de la maison de nos gouverneurs un tel éloge de l’humble Sœur Grise, servante des pauvres, des malades et des orphelins.

« L’éloge est digne de l’héroïne, et tous les cœurs canadiens y feront écho. Mais les filles de la Mère d’Youville surtout, répandus aujourd’hui jusqu’au Nord-Ouest et à l’Athabaska-Mackenzie, vous seront reconnaissantes d’avoir mis dans une parfaite lumière les héroïques vertus de leur fondatrice.

« C’est un chapitre important de l’histoire de l’Église du Canada que vous avez écrit, et qui, mieux que vous, était préparée pour cette honorable tâche ? »