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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/46

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Mme Marie Gérin-Lajoie

qui furent données et le sont encore à Montréal par elle et par des membres de la profession légale à l’Université Laval, à l’École d’enseignement ménager, à l’École Normale, et à l’École d’enseignement supérieur.

À ces employées de diverses catégories, il manquait un centre de ralliement, qui fut en même temps une école professionnelle où elles pourraient s’instruire de leurs devoirs et de leurs responsabilités. Mme Gérin-Lajoie s’employa à le leur procurer en fondant à Montréal quatre associations : celles des employées de bureaux, de magasins, de manufactures et des femmes d’affaires.

Convaincue aussi de la nécessité de les grouper ensemble dans le but de les stimuler et de provoquer entre elles une forte émulation, elle constitua en 1905 la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste.

Ce qu’il lui a fallu d’efforts et de sacrifices pour mettre en activité toutes ces organisations et pour las maintenir dans la voie du progrès, seules celles qui en ont été les témoins pourraient le dire. Elles sont nombreuses, car depuis leur fondation elle a su intéresser en leur faveur un groupe de femmes d’élite capables de l’aider dans sa tâche. Avec leur généreux concours, et dans le but de donner une vigoureuse impulsion à la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste, elle organisa le premier Congrès féminin. Ce congrès fut tenu à Montréal, en mai 1907, et