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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/44

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Mme MARIE GÉRIN-LAJOIE



Évoquer ce nom, n’est-ce pas se souvenir de toute une longue série d’efforts, de dévouements, de sacrifices au bénéfice des classes féminines ? N’est-ce pas se convaincre de tout ce que peut faire une femme de bien pour le bonheur et l’avancement de son sexe ?

Personne, en effet, plus que Madame Gérin-Lajoie n’a apporté aux intérêts de la femme un concours aussi actif, aussi persévérant et aussi efficace. Il y a déjà plus de 25 ans qu’elle s’intéresse à cette cause, autant par l’action que par la parole et la plume, et l’on peut dire que dès le début de son utile et féconde carrière, l’idéal de sa vie fut le perfectionnement, le bien-être et le progrès de la femme spécialement occupée dans les entreprises commerciales et industrielles.

La Providence l’avait destinée à cette bienfaisante mission, en lui donnant des aptitudes peu communes chez les personnes de son sexe pour les sciences légales, économiques et sociales et un ardent désir d’être utile à celles qui peinent et ont besoin du secours et des sympathies de leurs congénères plus favorisées par le sort dans le monde. Au sortir du couvent elle se livre par un entraînement naturel à ces études,